Antibiotiques critiques en médecine vétérinaire : même prudence lors de l’utilisation malgré l’annulation temporaire de la législation

Les mesures restrictives belges pour les antibiotiques critiques en médecine vétérinaire n’ont jamais été notifiées à l’Union européenne. C’est pourquoi elles ne sont temporairement plus en vigueur. Il est demandé aux vétérinaires d’utiliser quand même ces antibiotiques avec la même prudence et uniquement dans les mêmes conditions qu’auparavant. 

Le 28 mai 2019, le Conseil d'État a annulé les articles 65 à 70 et l'annexe IV de l'arrêté royal du 21 juillet 2016. Toutes les autres dispositions dans l’arrêté royal restent d’application.

Pas notifiées à l’Union européenne (UE)
Les États membres de l’UE qui imposent une restriction pour l’utilisation de médicaments autorisés, doivent le notifier clairement à l’UE. Cela ne s’est pas fait dans ce cas, entraînant l’annulation des articles de loi. La raison de cette annulation est donc purement administrative. Les mesures restrictives pour les antibiotiques critiques en médecine vétérinaire ont entre-temps été notifiées à l’UE. L’arrêté de modification avec uniquement les articles et l’annexe annulés sera publié dès que possible. Les articles et l’annexe dans l’arrêté de modification sont identiques à celui qui a été annulé. Les conditions légales pour utiliser des antibiotiques critiques en médecine vétérinaire seront de nouveau en vigueur avant fin 2019.

Prélèvement d’échantillon obligatoire
Les articles annulés fixaient les conditions pour utiliser des antibiotiques critiques en médecine vétérinaire. Concrètement, il s’agit de fluoroquinolones et de céphalosporines de la troisième et quatrième générations. Avant de pouvoir utiliser ces substances, les vétérinaires étaient tenus de procéder à un prélèvement d’échantillons. Le but d’un tel prélèvement d’échantillon est d’isoler l’agent pathogène et de tester la sensibilité aux antibiotiques.

Dans la pratique, rien ne change
Les conditions restrictives pour utiliser les fluoroquinolones et les céphalosporines ne sont donc temporairement pas d’application. Il est toutefois demandé aux vétérinaires d’utiliser ces antibiotiques comme ils le faisaient lorsque les articles de loi annulés étaient encore en vigueur. Cela veut dire avec la même prudence et dans les mêmes conditions. L’AFMPS et l’AFSCA rappellent aux vétérinaires leur obligation déontologique de n’utiliser les antibiotiques (critiques) qu’avec la prudence requise.

Dernière mise à jour le
02/10/2019