Suite à la détection du virus du Nil occidental chez un cheval dans la région de Vilvoorde, l’Agence fédérale des médicaments et des produits de santé a demandé au Rode Kruis-Vlaanderen, à la Croix Rouge de Belgique - Communauté francophone, à l’ASBL La Transfusion du Sang et au CHU UCL Namur de prendre temporairement des mesures de précaution supplémentaires pour certains dons de sang provenant des communes concernées.
Ces mesures visent à protéger les patients recevant du sang ou des composants sanguins. Tous les donneurs seront donc interrogés pour savoir s’ils résident ou ont récemment passé une nuit dans les communes suivantes : Vilvoorde, Steenokkerzeel, Machelen, Zemst et Grimbergen. Ces dons feront également l’objet d’un dépistage préventif de la présence du virus. Cela permettra ainsi de détecter des infections même chez les personnes ne présentant aucun symptôme.
Les humains et les chevaux peuvent être infectés par le virus du Nil occidental (VNO) après avoir été piqués par un moustique infecté. Ils ne transmettent pas le virus directement à d’autres personnes ou à d’autres chevaux. La transmission par les produits sanguins est par ailleurs rare, mais par mesure de précaution et dans l'intérêt de la santé publique, des mesures de sécurité supplémentaires sont néanmoins prises.
La plupart des personnes infectées ne développent pas de symptômes. En cas de symptômes, ceux-ci sont généralement bénins, tels que fièvre, maux de tête, douleurs musculaires, fatigue ou éruption cutanée. Les symptômes graves sont rares. Les personnes âgées et celles dont le système immunitaire est affaibli courent un risque accru de développer une forme grave de la maladie.
Nous tenons à souligner qu’il n’y a aucune raison de s’inquiéter. À l’heure actuelle, aucun cas d’infection chez l’homme n’a été détecté en Belgique. Dès qu'un cas d'infection sera détecté chez l’homme, la recommandation européenne visant à tester les habitants des environs sera appliquée.
Vous pouvez contribuer à prévenir les piqûres de moustiques en utilisant des répulsifs, en portant des vêtements couvrants en soirée et en évitant la présence d’eau stagnante autour de votre domicile.
L’AFMPS continue de suivre la situation en collaboration avec Sciensano, l’AFSCA et les établissements de transfusion sanguine. Si des mesures supplémentaires s’avèrent nécessaires, elles feront l’objet d’une communication.