Comme chaque année, la semaine mondiale de sensibilisation à la résistance aux antimicrobiens (du 18 au 24 novembre 2025) sensibilise à la nécessité d’agir face à ce défi pour la santé publique. Un challenge sur lequel l’AFMPS travaille aussi activement.
La résistance aux antimicrobiens (AMR) apparaît quand certains microbes — comme les bactéries, les virus, les champignons ou les parasites - ne réagissent plus aux médicaments antimicrobiens. Cela signifie que les traitements habituels contre ces infections microbiennes, comme les antibiotiques et d'autres antimicrobiens, deviennent moins efficaces, voire inutiles.
Les infections deviennent alors plus difficiles à traiter, peuvent se transmettre, durer plus longtemps et entraîner des complications graves.
Que fait l’AFMPS ?
L’Agence fédérale des médicaments et des produits de santé (AFMPS) travaille activement pour que les professionnels de la santé puissent continuer à utiliser les bons médicaments, au bon moment et dans la bonne quantité.
Voici quelques exemples concrets
• Collaboration nationale. L’AFMPS participe activement à la mise en place et au suivi d’un plan national pour lutter contre l’AMR. Ce plan est réalisé en collaboration avec d’autres institutions belges comme le SPF Santé publique, l’Institut national d’assurance maladie-invalidité (INAMI), Sciensano et les régions. Ensemble, ces partenaires réfléchissent aux meilleures stratégies pour protéger la santé humaine, animale et environnementale.
• Collaboration européenne. L’AFMPS participe à un projet européen appelé EU-JAMRAI 2 (la 2e édition de l’action conjointe européenne sur la résistance aux antimicrobiens et les infections associées aux soins). Ce projet rassemble des pays de l’Union Européenne qui travaillent ensemble pour améliorer l’accès aux traitements antimicrobiens, ainsi qu’à des solutions préventives comme la vaccination. • Accès aux nouveaux traitements. Les actions menées par l’AFMPS visent à rendre disponibles de nouveaux médicaments antimicrobiens et à maintenir l’accessibilité des anciens sur le marché belge.
• Disponibilité des médicaments. L’agence surveille les risques de pénurie et agit pour que les médicaments antimicrobiens restent disponibles. Elle aide les médecins et les pharmaciens à trouver des solutions alternatives quand un médicament est indisponible.
• Délivrance de vos antibiotiques à l’unité. Une nouvelle mesure est en préparation. Elle permettra aux pharmaciens de vous fournir exactement la quantité d’antibiotiques prévue pour votre traitement. Concrètement, le pharmacien pourra ouvrir la boîte, en extraire la quantité d’antibiotiques nécessaires à votre traitement et conserver le reste en toute sécurité pour un autre patient. Cette démarche vise à s’assurer que la prescription soit correctement suivie, mais aussi à éviter que des restes soient jetés et se retrouvent dans la nature.
• Information claire et fiable. Pour aider le patient ou citoyen à mieux comprendre son traitement, l’AFMPS met à sa disposition des informations compréhensibles sur les médicaments et d’autres produits de santé via le site pharmainfo.be.
Comment pouvons-nous, en tant que patient ou citoyen, agir contre l’AMR ?
La lutte contre l’AMR ne concerne pas seulement les professionnels de la santé. Chacun peut contribuer à limiter la résistance aux antimicrobiens.
• Utilisez correctement les antibiotiques. Ne prenez jamais d’antibiotiques sans avis médical. Suivez toujours les recommandations de votre médecin ou pharmacien : prenez toutes les doses prescrites et respectez la manière de les prendre (moment, fréquence, durée).
• Ne jetez pas vos médicaments dans l’environnement. Rapportez les médicaments périmés ou inutilisés à votre pharmacie. Cela évite la pollution et protège la santé publique.
• Pensez à la prévention et faites-vous vacciner. La vaccination est un geste essentiel pour vous protéger et protéger votre entourage contre certaines infections causées par des virus ou des bactéries.
• Protégez-vous à tout âge. Il existe des vaccins adaptés à chaque étape de la vie, pour prévenir des maladies comme la rougeole, la coqueluche, le tétanos ou le papillomavirus.
• Préparez-vous pour l’hiver. La vaccination contre la grippe et le virus responsable de la COVID-19 permet de réduire les risques de complications et de transmission, notamment chez les personnes vulnérables.
• Prévenez les infections sexuellement transmissibles (IST). La vaccination contre certaines IST, comme l’hépatite B ou le papillomavirus humain (HPV), contribue à une meilleure santé sexuelle et à éviter des problèmes de santé à long terme.
Le saviez-vous ?
Se faire vacciner contre des maladies virales (comme la grippe) aide aussi à limiter la résistance aux antimicrobiens. Moins d’infections virales = moins d’infections bactériennes qui apparaissent ensuite = moins d’antibiotiques utilisés inutilement.
Plus d’informations
• World AMR Awareness Week sur le site de l’OMS
• WAAW: World AMR Awareness Week sur le site du SPF Santé Publique